mercredi 28 décembre 2011

Mirage...

Le puits est à sec, et je continue à creuser... Vais-je faire comme Pugsley Adams ? Traverser pour aller faire un tour en terre Australe?

J'ai mal. C'est con l'espoir. C'est con d'être optimiste dans la vie. Que ce soit pessimiste ou optimiste, dans les deux cas, ce n'est qu'un filtre qui empêche de voir le réel.

Radar du coeur, que me dis-tu?

Loup y es-tu, m'entends-tu, que fais-tu?

Rien. Un grand rien. Le silence qui miroite...

J'ai mal.

jeudi 28 juillet 2011

Colère... et tristesse

Je suis impuissante à te sauver.
Je n'ai pas ce pouvoir.
Tu ne me demande pas de t'aider. Je ne peux rien faire.
Alors, je pars. Pour ne pas te voir crever.
J'en ai marre de ce petit jeu morbide.
Je ne serai plus spectatrice. Je ne serai plus victime de mon impuissance à t'aider, ni de ton refus de te laisser aider.
Ton indépendance morbide n'est pas la mienne.

C'est triste, c'est regrettable... mais c'est ainsi.
Ma vie est ailleurs. Nos chemins ici se séparent.
Je me choisis, moi.

lundi 25 juillet 2011

Quand souffle le vent...

Croisée des chemins. Des années à attendre, à marcher au pas, voir à reculons, pour ne pas laisser ceux qu'on aime.
Pis arrive un moment, où on ne peut plus attendre.
Un train passe, et on sait que c'est celui-là.
On se retourne, on regarde une dernière fois ceux qui restent à quai.
Je ne peux pas aller pour eux. Nos chemins se séparent.
Et j'ai mal. Et j'ai peur.
Et je suis triste aussi.
Je ne peux rien faire de mieux, rien faire de plus.
J'ai déjà trop attendu. Résisté.

Partir pour mieux me retrouver. Et retrouver ces autres, sur d'autres chemins, partis bien avant, dans d'autres directions, convergents, divergents.
Les trajectoires se croisent...
Destinées...?

vendredi 22 juillet 2011

Seule dans Paris

Seule dans Paris, à me laisser guider par mes pas.

Assise sur un banc à admirer les nuages, le coucher du soleil rosissant l'horizon.
A regarder les reflets dans le sillon des bateaux mouches.
A écouter la musique du concert du parvis de l'Hotel de Ville, là-bas, de l'autre côté du pont.
Commencer à traverser, changer de point de vue, puis faire demi-tour, parce que sur le pont, la vue est plus belle, la musique moins forte...
Pleurer. Parce que c'est beau. Parce que pourquoi attendre pour profiter d'une telle vue?
Est-ce qu'on en profite autant quand on est deux? Je ne saurais le dire...
Ca fait bien longtemps que je n'ai pas profité d'une telle soirée à deux.
Dans le calme de la beauté, volupté d'un soir d'été (si, je vous jure, on est en été ! Même si j'ai ressorti mon manteau d'hiver, ce qui m'a permis de rester assise sans me geler complètement les miches!)

Suite de la promenade, laissant les notes s'égrener au loin, derrière, quelque part...
Planant encore sur la ville...
Un autre pont, un autre quartier.
L'impression de me perdre, de ne pas y être... et d'un coup, l'évidence.
Ceux avec qui j'aimais partager ces moments ne sont plus dans ma vie. Le temps les a happés.
Tel le géant de pierre,  je n'ai pas pu les retenir.
D'autres larmes, amères, de profonde tristesse.
Où est donc passé l'âme des poètes ?

Dans les vitrines, des tissus brodés. J'ai envie d'une maison.

Correfoc au Real de Gandia

Et une petite vidéo venue d'Espagne, sur une musique moyennageuse, la danse des démons !

Ca manque pitain...

jeudi 21 juillet 2011

L'heure de l'envol ?



Une carte du monde orne le mur devant moi.
J'ai récupéré la nationalité espagnole que ma mère avait perdue en devenant française à l'époque.
J'ai un passeport espagnol du coup.

Jusqu'à tout à l'heure, ça ne faisait pas sens. La carte faisait de la couleur, permettait de rêver un peu...
Le passeport aux pages ornées d'animaux migrateurs faisait joli dans le fond d'un sac...

Et depuis tout à l'heure, un mail, je commence à rêver en grand, à voir au delà de l'océan.
Le passeport prend tout son sens. La carte me permet de reconnaître la route. C'est pas si loin en fait le Canada.
Dire que j'ai la trouille de m'imaginer partir dormir seule dans l'appartement d'un pote en banlieue, et  je me projette de l'autre côté de l'Atlantique...

Ca n'a rien à voir.

Là-bas loin, il y a mon projet. De la musique. Des gens qui ont envie.
La solitude, ça a un temps.
J'ai envie d'aller pour moi, mais accompagnée. Je suis fatiguée d'être seule sur mon chemin. C'est plus marrant de cheminer à plusieurs.

mercredi 20 juillet 2011

Dharma et Greg... version espagnole




C'est cool le net. C'est cool Youtube. C'est cool quand on parle l'anglais couramment. Sauf que c'est pas trop mon cas, surtout l'américain...

Du coup, j'ai eu le plaisir de tester mon niveau d'espagnol, qui s'est révélé meilleur que ce que je pensais ! Le doublage est pas mal.
C'est marrant à revoir après tout ce temps. Ca fait du bien de les retrouver.

Les voix française me manquent quand même. Ca  me manque de plus délirer comme ça. Ca me manque tous ces chahuts, ces délires entre amis. Ca me manque toute cette vie, cette agitation perpétuelle de quand j'étais "jeune".
Et merde. J'ai vieilli.
N'empêche, des mariages comme ça sont possibles. Y'en a deux sur trois sur une série (enfin, comment compte le mariage de Larry et Abby?). Si c'est possible, c'est possible.
Je vais monter et descendre des wagons de métro. Je finirai bien par croiser l'âme soeur... Sauf si ça ne marche que dans les wagons de métro new-yorkais.
Au pire, si je me mets à chanter, je gagnerai peut-être des sous? et un séjour en prison sans toucher les 20 000 francs si je me fais toper pour mendicité ou pire, racolage actif.
Zut.

On a combien d'âmes soeurs? Ca existe en format famille nombreuse?